Démographie

En termes de nombre d’habitants (environ 202.000), Charleroi est la première ville de Wallonie et la troisième en Belgique, après Anvers et Gand. Cité manufacturière jusqu’au 20ème siècle, la révolution industrielle fera de Charleroi, une des principales villes wallonnes autour des industries du charbon, du verre et de la sidérurgie. Mais avec la crise pétrolière des années 70, leur déclin ouvre une longue période de récession et son image se dévalorise alors très sérieusement.

Bien que cette période ait causé de nombreuses fermetures d’entreprises, la sidérurgie et la métallurgie n’ont pas complètement disparu du paysage industriel, quelques entreprises se sont restructurées et spécialisées principalement dans le domaine de la chimie, la biotechnologie, l’électronique, la mécanique et l’aéronautique. De plus, ces entreprises bénéficient aujourd’hui de l’implantation d’un centre de recherche universitaire, de l’extension d’un parc scientifique (parc scientifique et technologique de l’Aéropole à Gosselies) et d’une situation géographique privilégiée, et ce grâce au réseau autoroutier diversifié et surtout au développement de l’activité aéroportuaire de Gosselies (2ème aéroport du pays en nombre de passagers).

Depuis 2007, la situation socio-économique de la région s’est extrêmement dégradée. Les institutions publiques doivent faire face à un phénomène de paupérisation et de précarisation qui ne cesse de s’accentuer. Les problématiques du logement, du chômage, de la santé, du vieillissement et du pouvoir d’achat, pour ne citer que ces quelques exemples, sont au centre des préoccupations des élus locaux. Et 2015 s’annonce être une année cruciale en enjeux sociaux puisque les réformes institutionnelles envisagées au niveau du Fédéral en matière de chômage pourraient avoir des conséquences directes sur les finances des pouvoirs publics communaux et notamment sur celles du CPAS de Charleroi.

Mais à côté de cette image « ville sociale » en pleine mutation, Charleroi est entrée depuis 2010 dans une phase de rénovation urbaine qui a pour but de redonner au centre-ville un nouveau souffle. La réhabilitation de certains quartiers abandonnés voire sinistrés donne à la ville de Charleroi un autre visage. Le projet « Phénix », le projet « Rive gauche », le projet de « ville » de l’opérateur « Vauban », constituent les principaux symboles de ce renouveau.

Selon son bourgmestre Paul Magnette « La dynamique que l’on insuffle à Charleroi repose sur deux axes majeurs: la rénovation urbaine et la ‘réanimation’ urbaine». Chaque jour qui passe voit la concrétisation de ces investissements rendant plus visible l’amélioration de l’image de Charleroi.»

Aujourd’hui la ville de Charleroi possède de réels atouts. Préserver et développer l’identité de capitale économique régionale est primordial au redressement de la région. C’est pourquoi depuis quelques années, la ville relève de nombreux défis en investissant en matière :

  • de mobilité pour désenclaver Charleroi,
  • de formation pour permettre aux Carolos, eux-mêmes, d’accéder aux nombreux emplois de l’industrie et du secteur des services proposés in situ,
  • de rénovation urbaine afin de rendre la vie en ville plus attractive, plus sécurisante et épanouissante.

Mais ce n’est pas tout, la santé et le bien-être du Carolorégien est au centre des préoccupations des mandataires communaux qui ont adhéré au label « Ville de Santé » de l’OMS depuis 2008. Ils ont concrétisé cet investissement par la création d’un service santé qui a pour but, d’une part, de réaliser la politique de santé de la ville et, d’autre part, de fédérer les acteurs de terrain autour de thématiques porteuses, car la force de Charleroi réside en ses nombreux réseaux de partenaires qui n’hésitent pas à travailler ensemble pour un objectif commun: le mieux-être de la population carolorégienne.

Face à ces nombreuses problématiques et enjeux, le Réseau des Observatoires Locaux propose de travailler sur un baromètre socio-économique et sanitaire dont l’objet sera de développer diverses fiches techniques par thématiques (santé, social, économie, sécurité, mobilité, etc.). Les différents acteurs du réseau pourront dès lors contribuer à concrétiser ce projet en mobilisant leurs savoir et compétences dans leur domaine d’expertise respectif. Il ne s’agira donc pas d’une monographie fermée mais d’un véritable outil en constante évolution au regard des réalités de terrain et de leur développement.

Population globale

Effectif de population

Charleroi compte 201.824 habitants au 01 janvier 2017. Ceci représente 15 % de la population du Hainaut et 5,5 % de celle de la Wallonie.

Effectif de population total hommes/femmes au 1er janvier 2017
Effectif de population total hommes/femmes au 1er janvier 2017

 

Deux anciennes communes se démarquent significativement par une population plus importante en termes absolus. Ce sont les communes de Jumet et de Marcinelle ( aux environs de 12 % chacune de la population totale). Les autres communes, moins peuplées, totalisent chacune environ 5 % de la population de l’entité fusionnée de Charleroi. Dampremy (3,4 %) Goutroux (1,3 %) sont les deux communes significativement moins peuplées.

Les données globales fournies par le SPF économie ici utilisées pour les comparaisons supra-territoriales varient sensiblement des données qui seront utilisées pour l’analyse plus fine par ancienne commune (récoltée par la Ville de Charleroi).

Répartition de la population dans les anciennes communes (densité)

La densité de population par ancienne commune est égale au nombre d’habitants divisé par la surface de la commune en km².

L’entité de Charleroi (ensemble des anciennes communes) est le territoire le plus densément peuplé du Hainaut (1.972 habitants/km² soit une densité 6 fois supérieure à celle de la province). Néanmoins, comparativement à d’autres grandes villes belges (Liège et Anvers), la densité de l’entité est plus faible.

Répartition de la population – Densité
Répartition de la population – Densité
Répartition de la population - Densité par ancienne commune
Répartition de la population – Densité par ancienne commune

Au sein de l’entité, on remarque que l’ancienne commune la plus dense est Charleroi (5.268 hab./km²), suivie par Montignies-sur-Sambre (3.123 hab./km²), Lodelinsart (2.878 hab./km²) et Gilly (2.721 hab./km²). Couillet, Dampremy, Jumet et Marchienne-au-Pont représentent chacune entre 1.975 et 2.475 habitants au km². Les autres communes sont relativement moins peuplées avec une densité inférieure à 1.975 personnes au km², Gosselies clôturant le classement avec une densité de 922 habitants au km².

Ville de Charleroi, densité d’habitants par ancienne commune
Ville de Charleroi, densité d’habitants par ancienne commune

Mouvement de population

De 1989 à 2001, le nombre d’habitants de l’entité de Charleroi a fortement diminué passant de 208.000 à environ 200.000 individus soit une perte de 4 %. On observe d’ailleurs un accroissement négatif de la population durant cette période. Cet accroissement reflète non seulement la balance entre le nombre de décès et les naissances à Charleroi mais également le peu d’attractivité éventuelle de nouveaux habitants sur le territoire.

Le taux d’accroissement total de la population (en %) est égal à l’accroissement naturel (nombre de naissances moins nombre de décès) plus le solde migratoire (ceux qui arrivent dans la commune moins ceux qui en partent), le tout divisé par le nombre d’habitants à mi-année et multiplié par 100.

Évolution de l’accroissement annuel de la population de 1989 à 2015
Évolution de l’accroissement annuel de la population de 1989 à 2015

De 2001 à 2012, la population de Charleroi semble stabilisée à hauteur de 202.000 habitants et le taux d’accroissement demeure positif comme en Hainaut ou en Wallonie. Les récentes données 2014 indiquent que la tendance négative de 2013 à Charleroi ne semble pas se confirmer. Selon les projections établies par l’IWEPS en 2013, la population de Charleroi atteindrait 209.099 habitants en 2021 (soit un accroissement de 3 %) et 212.758 habitants en 2026 (soit une augmentation d’environ 4 % par rapport à 2013).

Espérance de vie

L’espérance de vie à la naissance correspond au nombre moyen d’années que chaque individu d’une population né au cours d’une année donnée peut espérer vivre, en fonction des taux de mortalité observés cette année-là. Il s’agit d’une valeur calculée et pas d’une moyenne observée. Le mode de calcul de cet indicateur lui permet de ne pas être influencé par la structure d’âge de la population (par la proportion de personnes âgées notamment).

Espérance de vie à la naissance selon le sexe, sur 5 ans, (2011 - 2015)
Espérance de vie à la naissance selon le sexe, sur 5 ans, (2011 – 2015)

Comme l’illustre le tableau ci-dessus, l’espérance de vie des Carolos, homme ou femme, demeure plus faible que celle des Hainuyers et plus globalement des Wallons et des Belges. Cependant, l’écart pour les femmes est relativement moins grand que pour la population masculine. Ainsi, les hommes de Charleroi présente une espérance de vie de plus de 4 ans inférieure à celle de la population masculine belge. Quant à l’écart chez les femmes, il représente une différence d’un peu moins de 3 ans.

Espérance de vie à 65 ans, selon le sexe, sur 5 ans, (2011-2015)
Espérance de vie à 65 ans, selon le sexe, sur 5 ans, (2011-2015)

Entre 2011 et 2015 à Charleroi, l’espérance de vie à 65 ans est de 16,1 ans pour un homme contre 20 ans pour une femme. La différence n’est que légère par rapport au Hainaut! Elle ne devient nette que si on compare à la région ou au pays. D’autre part, même si cette différence homme femme se retrouve tant dans le Hainaut qu’en Wallonie et en Belgique, on calcule qu’un homme belge de 65 ans vivra environ deux ans de plus qu’un Carolo du même âge.

Natalité et fécondité

Natalité

En Belgique, la statistique des naissances et de la fécondité est essentiellement élaborée à l’aide des informations recueillies sur les bulletins de déclaration de naissance d’un enfant né vivant. Le taux brut de natalité est égal au nombre de naissances vivantes pour 1 000 habitants.

Nombre de naissances et taux de natalité / 1000 habitants - 2005-2014
Nombre de naissances et taux de natalité / 1000 habitants – 2005-2014

En Belgique, Wallonie ou Hainaut, on observe annuellement, entre 2005 et 2014, environ 11,4 à 11,6 naissances vivantes pour 1000 habitants. A Charleroi, la natalité se révèle supérieure puisqu’elle atteint plus de 13 naissances pour 1000 habitants.

Indice conjoncturel de fécondité : évolution

L’indice conjoncturel mesure le nombre d’enfants qu’aurait une femme à la fin de sa vie, si les taux de fécondité de chaque groupe d’âge pour l’année considérée restaient stables dans le temps. Cet indice permet les comparaisons dans le temps et dans l’espace et gomme les effets liés à la structure d’âge et de sexe de la population. Comme pour l’espérance de vie, il s’agit d’une construction mathématique et non de l’observation d’une cohorte. En-dessous de 2,1 enfants par femme, on estime que le seuil de renouvellement de la population n’est pas atteint ; le remplacement de population suppose que chaque mère soit remplacée à la génération suivante par une fille susceptible de donner à son tour naissance à une fille, et ainsi de suite.

Évolution de l’indice conjoncturel de fécondité - de 1993-2012
Évolution de l’indice conjoncturel de fécondité – de 1993-2012

Depuis la période 1993-1997, l’indice conjoncturel de fécondité ne cesse d’augmenter tant en Wallonie qu’à Charleroi. On observe que l’écart se creuse en 2008-2012 entre la Wallonie (1,83) et Charleroi (2,05) où l’indice tend à atteindre plus précocement le seuil de renouvellement de la population, ce qui se révèle un indicateur très positif.

Structure de la population par âge

Structure de la population (en chiffres absolus), selon le sexe et la tranche d’âge. Charleroi entité, Au 1er janvier 2017
Structure de la population (en chiffres absolus), selon le sexe et la tranche d’âge. Charleroi entité, Au 1er janvier 2017

La pyramide des âges nous éclaire sur la structure de la population par groupes d’âge et par sexe. Comme souvent à l’heure actuelle, les âges ne se répartissent plus sous forme pyramidale comme on pouvait l’observer auparavant : la natalité était alors supérieure et l’espérance de vie plus faible. A Charleroi, la pyramide des âges a une forme relativement classique par rapport aux structures d’âges actuelles dans les autres territoires. On y relève cependant la spécificité d’une forte proportion d’individus dans la classe des 0 à 4 ans (natalité importante). Or, dans les pays développés, on observe généralement un type de pyramide à base moins large, ce qui signifie que le taux de natalité a commencé à baisser et elle s’étire vers le haut ce qui signifie que l’espérance de vie augmente. Cependant, à Charleroi, le taux de natalité reste fortement élevé, ne creusant pas la pyramide des âges en sa racine comme on pourrait s’y attendre. La pyramide des âges permet également de comparer la structure par âge des hommes et des femmes. Nous constatons une supériorité numérique masculine à la naissance. Ce constat se renverse au fil des années : en effet, au-delà de 65 ans, on observe une supériorité numérique des femmes. Le haut de la pyramide présente un aspect attendu, avec une sensible diminution de la population à partir de 60 ans, qui laisse néanmoins percevoir une espérance de vie accrue.

Répartition par principaux groupes d’âge, au 1er janvier 2017
Répartition par principaux groupes d’âge, au 1er janvier 2017

Le pourcentage de jeunes (moins de 20 ans) parmi la population totale est légèrement plus élevé pour l’entité  10 Baromètre – Réseau des observatoires locaux Démographie de Charleroi (+1 %) comparativement aux pourcentages de la province, de la région et du pays.

Au sein des anciennes communes, on constate que la population des 20-64 ans reste relativement stable par rapport à la moyenne de Charleroi entité. Seule une ancienne commune se distingue vers le haut, à savoir Charleroi dont la population des 20-64 ans s’élève à 61,16 %.

Marchienne-au-Pont se démarque par sa forte population de jeunes (29 %), ce qui est supérieur au pourcentage moyen de jeunes sur le grand Charleroi. En termes de population de moins de 20 ans, Marchienne-au-Pont est suivie par les anciennes communes de Dampremy et Monceau-sur-Sambre (environ 27 %). A noter que Dampremy est la commune la moins peuplée par les 65 ans et plus (13,5%).

A contrario, les communes de Mont-sur-Marchienne, Goutroux, Charleroi et Marcinelle sont composées d’une population de moins de 20 ans plus faible ( aux alentours de 21%). On observe ainsi à Mont-sur-Marchienne une proportion élevée de personnes âgées (21,85% comparativement aux 18% en moyenne pour l’entité, la province et la Wallonie).

Structure de la population de plus de 65 ans

Répartition par groupes d’âge >65 ans, au 1er janvier 2017
Répartition par groupes d’âge >65 ans, au 1er janvier 2017

La représentativité des classes d’âges de 65 ans et plus dans Charleroi entité correspond globalement à la structure que l’on observe tant en Hainaut qu’en Wallonie ou en Belgique. Les 65-74 ans représentent une part supérieure à 55 % de la population des plus de 65 ans à Lodelinsart, Goutroux, Roux et Dampremy . A l’inverse, ils concernent moins de 52 % des 65 ans et plus à Gosselies, Charleroi, Marcinelle, Montigines-sursambre, Mont-sur-marchienne et Gilly. La classe des 75-84 ans représente globalement entre 30 et 33 % de la population des 65 ans et plus.

D’autre part, on observe une forte proportion de personnes âgées de 84 ans et plus (parmi les 65 ans et plus) à Gosselies et Ransart (plus de 17,5 %) tandis qu’à l’inverse, cette frange de la population est la plus faible à Dampremy, Goutroux, Roux et Couillet (environ 12 % des 65 ans et plus).

Indice de vieillissement et évolution

L’indice de vieillissement est le rapport entre les personnes de 65 ans et plus et les personnes de moins de 20 ans.

Indice de vieillissement au 1er janvier 2017
Indice de vieillissement au 1er janvier 2017

Comme on a pu le constater dans la section précédente, certaines communes se distinguent par un fort pourcentage de jeunes tandis qu’à l’inverse, d’autres entités montrent une importante population âgée. Cette situation entraîne un impact sur le calcul de l’indice de vieillissement . Ainsi, l’indice 0,71 de Charleroi signifie qu’à 100 jeunes de moins de 20 ans répertoriés dans l’entité correspondent 71 personnes âgées de 65 ans et plus, ce qui est relativement plus faible qu’en Hainaut, en Wallonie et surtout en Belgique.

Les communes de Marchienne-au-Pont et Dampremy ont un score significativement très bas, ce qui montre que la proportion de jeunes est plus élevée que celle de personnes de plus 65 ans. Goutroux, Marcinelle et Ransart ont un score supérieur à 0,80 et donc supérieur à l’indice de la Belgique. Ces trois communes ont donc une population de personnes âgées plus importante.

Finalement, Goutroux et Mont-sur-Marchienne présente un score significativement plus élevé que la moyenne de l’entité. L’indice de vieillissement de Mont-sur-Marchienne (1,08) signifie que la proportion des 65 ans et plus se révèle supérieure à celle des moins de 20 ans.

Évolution de l’indice de vieillissement, 1991-2011
Évolution de l’indice de vieillissement, 1991-2011

Comme cela a été mentionné précédemment, l’indice de Charleroi est plus faible qu’en Belgique (vieillissement marqué en Flandre). Cette tendance est cependant assez récente (environ 10 ans), l’indice de vieillissement à Charleroi étant supérieur à celui de la Belgique jusqu’au début des années 2000.

Cartographie de l’indice de vieillissement par ancienne commune
Cartographie de l’indice de vieillissement par ancienne commune

Ratio de dépendance démographique

Le ratio de dépendance démographique est fonction de la structure par âge de la population. C’est le rapport du nombre d’individus supposés « dépendre » des autres pour leur vie quotidienne – jeunes et personnes âgées – et du nombre d’individus capables d’assumer cette charge, c’est-à-dire en âge de travailler. Différentes bornes peuvent être utilisées pour définir la population en âge de travailler. Nous choisirons celle donnée par l’OCDE, à savoir les individus ayant entre 20 à 64 ans.

Ratio de dépendance au 1er janvier 2017
Ratio de dépendance au 1er janvier 2017

En 1991, le ratio de dépendance de l’entité de Charleroi (0,68) était plus faible que celui du Hainaut (0,70). En 2017, on observe 72 inactifs (personnes de moins de 20 ans et de 65 ans et plus) pour 100 actifs (personnes de la tranche des 20-64 ans) dans l’entité contre 71 en Wallonie et en Hainaut.

De 1991 à 2017, ce ratio ne varie que légèrement et se situe globalement entre 68 et 72 inactifs pour 100 actifs à Charleroi.

La variation dans les anciennes communes est relativement faible. Seule Charleroi se distingue significativement par un très faible taux avec uniquement 63 inactifs pour 100 actifs. A l’inverse, Marchienne-au-Pont a un taux de dépendance significativement plus élevé et atteint respectivement 0,77. Nous avons relevé précédemment un taux élevé de moins de 20 ans à Marchienne-au-Pont.

Population étrangère

Population étrangères au 1er Janvier 2017
Population étrangères au 1er Janvier 2017

15,1 % de la population de Charleroi possède une nationalité étrangère au 1er janvier 2017 : un taux qui se révèle particulièrement élevé au regard de la situation hainuyère (11,69 %) et wallonne (10,1 %).

Comme le montre le graphique ci-après, les Italiens constituent la majorité de cette population étrangère (40,9 % des étrangers de Charleroi), suivie de loin par les nationalités marocaine (9,4 %), française (7,8 %) et turque (7,6 %).

Nationalités des étrangers à Charleroi en 2017 (%)
Nationalités des étrangers à Charleroi en 2017 (%)